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 Charles-Louis et Diane - partie 2 -

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DeLaCroix
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Nombre de messages : 238
Date d'inscription : 30/08/2005

MessageSujet: Charles-Louis et Diane - partie 2 -   Mar 13 Sep à 7:36

Les Ogres
Avez-vous interrogé votre père sur la question du mobile de tels actes qui seraient imputables à ce groupe ? En d’autres termes, qu’est-ce qui pourrait pousser des notables, même nihilistes, à se compromettre de la sorte dans un réseau spécialisé dans l’organisation périodique d’actes de barbarie ?
Charles-Louis et Diane Roche
Notre père nous a étalé les principes de base d’une pseudo-philosophie de bazar censée justifier tous les débordements, qu’il prétendait d’inspiration Nietzschéenne et qui sous-tendrait tout ce qui se passe dans ce groupe.
Il y était pêle-mêle question de promesses de dépassement de soi, d’ascension personnelle au-delà de la condition humaine et de libération ultime de l’individu par la transgression de tous les tabous, ainsi, accessoirement, que de jouissance sans limites par la saturation des sens. Une sorte de culture de l’expérience illimitée et de la sensation poussée jusqu’à la douleur.
Bref, tout un discours amphigourique visant à banaliser les pratiques les plus innommables.
Les Ogres
Votre père vous a-t-il appris quoi que ce soit de plus en rapport avec cette organisation à laquelle il aurait appartenu ?
Charles-Louis et Diane Roche
A vrai dire, « organisation » est un bien grand mot puisque, s’il faut l’en croire, il se serait plutôt agi d’un groupe qu’il qualifiait lui-même d’ « informel », d’une sorte de nébuleuse aux contours relativement flous et dont le seul semblant de structuration était entièrement basé sur les relations et les liens inter-personnels unissant chacun des membres à l’un ou plusieurs des autres notables du groupe, du réseau.
Autant dire que l’admission dans ce cercle très fermé se faisait uniquement par cooptation et exclusivement sur parrainage ; et que cette coterie, tout ce qu’il y a de plus officieuse, ne risquait pas d’être dûment déclarée en préfecture sous une quelconque forme associative - de même que les syndicats du crime omettent de s’inscrire au registre du commerce et des sociétés.
Notre père nous avait en outre brièvement raconté que les « séances » se tenaient dans des lieux variables, des sortes de caves d’immeubles toulousains ou des environs. A ses dires, certains de ces lieux étaient équipés de tout l’attirail du parfait petit Torquemada. Il s’est cependant bien gardé de nous situer plus précisément l’emplacement exact de ces « lieux réservés ».
Sur un plan plus périphérique, notre stupéfaction fut à son comble lorsque notre père évoqua devant nous le spectre d’un trafic de videos illégales s’échangeant sous le manteau à des prix astronomiques et dont le sujet était l’humiliation bientôt suivie de la torture et de la mise à mort du premier rôle bien involontaire.
Les Ogres
S’il est vrai que ces différents éléments semblent attester de faits gravissimes et projeter un jour nouveau sur le contexte dans lequel s’inscrit le dossier Alègre, et cela d’autant plus à la lumière des circonstances entourant la mort du magistrat qui vous a fait ces révélations, qui n’était autre que votre père, il n’apparaît, du moins à ce stade du raisonnement, que peu d’éléments précis permettant d’établir un lien direct entre l’affaire Alègre d’une part et les révélations opérées par votre père d’autre part. Pour préciser notre question, ce dernier a-t-il été amené à fréquenter des personnes dont les noms ont été cités dans ce dossier - ce qui, en l’occurrence, serait particulièrement significatif de son implication dans ce magma ?
Charles-Louis et Diane Roche
Notre père était en effet une relation (au bas mot, en fait un ami) de 2 des principaux protagonistes de cette sombre histoire : d’une part une personnalité politique de premier plan et d’autre part l’un de ses collègues magistrats qu’il connaissait depuis l’époque où celui-ci était, dans la 2ème moitié des années 80 et avant de devenir Substitut du Procureur à Toulouse, juge d’instruction à Rodez ; tout comme notre père était aussi, dans le même ressort juridictionnel, l’ami intime de Kubiec, le Procureur de Millau au début des années 80, d’ailleurs lui-même natif de Rodez, et qui était par rapport à Pierre Roche un vieux camarade de promotion de l’Ecole Nationale de la Magistrature - ainsi l’avait-il invité, à l’époque, au mariage avec notre mère.
Ce n’est, bien entendu, pas par hasard que nous évoquons ce dernier magistrat, puisque ce Kubiec là se trouve être par ailleurs - comme le monde est petit - un ami et ancien collègue de juridiction de l’autre magistrat qui a largement été évoqué en rapport avec l’affaire Alègre (ce qui lui a d’ailleurs paradoxalement valu une mutation à la Cour de Cassation), Kubiec et ledit magistrat s’étant connus dans le ressort d’Agen - où le premier, qui était Substitut Général, exerça sous l’autorité directe de l’autre, lequel était Procureur Général dans cette même ville avant d’aller exercer les mêmes fonctions à Toulouse. Et voilà qu’un peu plus tard, nous retrouvons le même Kubiec Procureur à Montauban à un moment où son vice-procureur n’est autre que ... le 1er magistrat dont nous avons abordé le cas plus haut, à savoir l’ancien Substitut du Procureur de Toulouse qui serait en rapport avec l’affaire Alègre, et qui était l’ami personnel de Pierre Roche.
C’est-à-dire que pour nous résumer, Kubiec a été à la fois un proche des 2 magistrats dont les noms ont été cités dans l’affaire Alègre, dont il fut respectivement le subordonné immédiat et le supérieur immédiat, et cela sur plusieurs années à chaque reprise et chaque fois dans le Sud-Ouest de la France. Or c’était à la fois un camarade de promotion et un ami proche de Pierre Roche - lequel Pierre Roche meurt bizarrement au moment où il lève le voile sur tout un pan ... de cette même affaire Alègre.
La boucle est bouclée ; et comme le dit le vieil adage, les amis de mes amis sont mes amis.
Ajoutez à cela que notre père était aussi l’ami personnel d’un autre magistrat, qui était Substitut Général à Toulouse au début des années 2000, et cela depuis les années 1990, après y avoir d’abord été nommé 1er Substitut en 1989 ; et que le Substitut Général en question, que notre père avait connu à l’occasion de sa propre affectation à la Cour d’Appel de Rouen (l’autre étant à ce moment là Juge d’Instruction dans le ressort du Havre, qui dépend de Rouen), est à la fois le 3ème magistrat cité dans le dossier Alègre et le subordonné immédiat du Procureur Général de Toulouse à cette époque - lui aussi dans le même cas.
Nous pouvons même vous préciser que notre père connaissait dès cette époque, en plus du bonhomme, la future femme de ce dernier, elle aussi magistrat exerçant au Havre dans le même azimut temporel - elle devait finir par y devenir Vice-Présidente. Et c’est donc au Havre que notre père fit la connaissance de ces 2 futurs époux judiciaires qui allaient unir leurs trajectoires, y compris sur le plan professionnel, et se retrouver tous les deux, aux début des années 2000 et depuis les années 1990, magistrats à Toulouse - lui Substitut Général cité dans le dossier Alègre et elle d’abord Vice-Président du TGI puis le rejoignant à la Cour d’Appel en tant que Conseiller. Dans ces conditions, et si l’on considère ce dernier couple en plus de ce qui a déjà été dit, comment ne pas convenir qu’il y a décidément trop de corrélations pour qu’elles puissent un tant soit peu s’expliquer par une simple série de hasards et autres coïncidences impossibles ? D’autant que toutes ces informations nous furent directement balancées en pleine figure par un père aux abois qui avait une vision globale du puzzle.
Et précisons tout de suite que si, narrée de la sorte, cette étude comparative de trajectoires dans les rouages du système judiciaire du Sud-Ouest peut certes paraître, du moins en 1ère approche, quelque peu absconse, nous tenons à la disposition de toute personne intéressée ainsi que de la presse un tableau on ne peut plus clair sur les liens étroits ainsi que les corrélations professionnelles, géographiques et temporelles unissant les différents magistrats membres de la partie du réseau de notre père qui est en rapport avec l’affaire Alègre.
D’ailleurs, il semble que l’on pouvait toujours compter sur notre père pour impliquer ses réseaux personnels dans les affaires les plus pestilentielles au centre desquelles il se trouvait.
Ainsi n’est-ce pas par hasard que le juge d’instruction qu’il a dernièrement déchaîné contre ses 2 enfants et leur mère était non seulement son subalterne direct, juge d’instruction à Mende - ville à la Maison d’Arrêt de laquelle on retrouve ... Patrice Alègre, qui y fut quelque temps consigné alors que l’on se gardait obstinément de dépayser son dossier strictement toulousain ; et ville dépendant de la Cour d’Appel de Nîmes, à laquelle notre père était Président de Chambre pendant toute cette période. Ledit juge d’instruction, par ailleurs spécialisé dans le « muselage » d’association anti-pédophile dénonçant les complicités judiciaires locales dans la révoltante affaire du martyre de la petite Kelly, était de plus un ami biterrois de notre père qui a toujours eu son domicile familial à Béziers - ville où le juge d’instruction en question a commencé flic avant de se retrouver maintenant envoyé par sa hiérarchie à Fort-de-France afin de le « mettre au vert » par rapport à notre affaire et de couper court aux nombreuses questions que ses activités ces dernières années en tant que magistrat ne manqueraient pas de soulever.
Dernier exemple, entre mille : les 3 procureurs (pas moins) mobilisés contre sa famille par notre père dans l’affaire Roche. Puisque l’on y trouve tout d’abord le Procureur de Mende, qui a diligenté toutes les poursuites initiales et qui est encore un subalterne de Pierre Roche, et qui fut, lui aussi, déplacé préalablement à notre procès pour être, peu après, remplacé ... par une vieille connaissance, comme par hasard, des protagonistes judiciaires cités dans le dossier Alègre ; car il faut bien se rendre à l’évidence : le nouveau Procureur de Mende est de retour en Métropole après une affectation dans les îles (lui aussi) qui fait suite à un poste de « Substitut placé auprès du Procureur Général » à Toulouse, occupée depuis la mi-1999 - un poste qui fit de lui, pendant un certain temps, le subordonné immédiat du Procureur Général Volff, aux côtés du Substitut Général Jean-Jacques Ignacio, les 3 étant des supérieurs hiérarchiques au sein du Parquet de Marc Bourragué, à l’époque encore simple Substitut du Procureur à Toulouse ; quant au 3ème Procureur mobilisé contre nous, il n’est autre que le Proc’ d’Avignon - Avignon dépendant là encore de la Cour d’Appel de Nîmes et ledit Proc’ étant, comme par hasard, un ancien Proc’ de Béziers, où il avait fait ami-ami avec Pierre Roche, et dont les différents procureurs se sont toujours uniformément refusés à engager de quelconques poursuites contre leur cher ami et supérieur alors que ce dernier s’est à plusieurs reprises rendu coupable à notre encontre de délits irréfutablement constitués et passibles de prison pour lesquels les plaintes ont toujours été portées, pour finir aussitôt à la corbeille à papiers, pour ne pas dire au broyeur.
Bref, c’est le réseau. Le tout cautionné par les plus hautes autorités puisque Perben s’est même refusé à ne serait-ce que poursuivre (sans même parler de le sanctionner) un trafic d’influence patent que nous avions pu lui prouver entre notre père et l’un de ses collègues montpelliérains, compagnon de promotion de l’ENM et ami de toujours.
Alors, pour en revenir au versant Alègre des réseaux de notre père, quand vous considérez que ce dernier était l’ami personnel des 2 principales personnalités du monde politique et judiciaire ainsi que d’un magistrat additionnel qui ont tous les 3 leur nom figurant dans le dossier, dont le magistrat chez qui Alègre venait prendre l’apéro (à qui ce même Alègre fut d’ailleurs présente par un ami commun « connu dans les milieux de la cocaïne toulousaine », comme l’ont révélé les investigations médiatiques à l’époque), et quand vous constatez à quel point tout finit par coïncider dans le magma Alègre lorsqu’on le complète par les pièces du puzzle en rapport avec notre père, qu’il s’agisse de ses déclarations ou des éléments factuels énoncés plus haut, il y a de quoi se poser de sérieuses questions. Ajoutez à cela le fait que Kubiec soit à la fois si proches des 3 protagonistes judiciaires de ce dossier : nous ne croyons pas au hasard, et voilà qui défie toutes les probabilités.
Nous ne prétendons bien évidemment pas tout savoir. Et nous ignorons même si un jour toute la Vérité sera enfin connue. Mais nul doute dans notre esprit, au vude tous ces éléments, que notre père est, en quelque sorte le « chaînon manquant » dans l’affaire Alègre, et le fil sur lequel il faut tirer pour dévider enfin toute cette pelote.
Les Ogres
Il est vrai que tout cela est très troublant. Et l’on imagine le choc que cela a dû être pour vous, que de recevoir de telles révélations, qui plus est de la bouche d’un père.
Charles-Louis et Diane Roche
En effet, choqués est bien le mot qui convient.
Et c’est peu de le dire, puisque nous fûmes complètement abasourdis par la teneur de telles révélations, auxquelles rien n’aurait décidément pu nous préparer. Mais tout cela n’était rien comparé à l’état d’agitation et de nervosité qui animait notre père. Celui-ci, très vieilli, était visiblement terrorisé et en proie à une panique d’autant plus grande qu’il semblait savoir exactement de qui il encourrait le courroux et à qui il avait affaire.
D’une extrême méfiance, il nous a d’ailleurs affirmé que ses faits et gestes étaient surveillées,et qu’il fallait, notamment, se méfier comme de la peste du téléphone - surtout des téléphones portables qui servent à pister leurs propriétaires et qui permettraient même d’écouter ces derniers à leur insu, y compris hors communication.
Les Ogres
Faut-il en déduire que votre père craignait pour sa vie ?
Charles-Louis et Diane Roche
Très clairement, oui. Et il faisait beaucoup plus que prendre les alarmes, sentant sa fin prochaine arriver.
Chez lui à Béziers, il avait d’ailleurs fait déplacer son bureau à la cave par crainte de se faire « shooter » par la fenêtre et nous avait dit travailler désormais à domicile le plus possible sur ses dossiers ramenés du bureau pour minimiser à la fois ses déplacements et sa présence dans les locaux judiciaires.
Plus explicitement encore, notre père nous a par avance annoncé sa mort prochaine comme probable et nous a raconté qu’il avait passé toute une nuit (une nuit entière) à brûler lui-même (puisque la poubelle et le broyeur étaient apparemment insuffisants) toutes sortes de documents, photos comprises, à quelque temps de sa mort - ce qui ne lui a, semble-t-il, nullement permis de sauver sa tête et a peut-être même accéléré les choses.
Peu de temps après, cette mort, qui arrangeait par ailleurs les factions les plus diverses parmi tous les gens qui orbitaient dans la nébuleuse Roche, le foudroyait subitement et nous ne devions plus jamais le revoir, pas même mort, puisque son corps fut précipitamment incinéré derrière notre dos dans les circonstances que l’on sait et sachant, soit dit en passant, que notre père avait toujours été, jusque dans ses derniers jours, résolument hostile à l’incinération - de même avait-il tenu à nous préciser, anticipant apparemment sur les futurs possibles envisageables, qu’il ne risquait absolument pas de se suicider et que ses freins étaient parfaitement en état. C’était en 2003 - année que l’actualité judiciaire a passé sous le signe de Patrice Alègre.
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